Hasard100

Pinakothek

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München. Es regnet Aquamarinfäden aus Bleisilberwatte. Aufruhr vor der Pinakothek. Der blaue Reiter stürzt vom Pferd. Keiner hilft ihm auf. Entsetzte Gesichter, wohin das quadratische Auge schaut. Keiner findet den genauen Ort des gemeinen Unfalls, denn es gibt derer Drei in der alten Residenzstadt.

Karminrotes Blut vermischt sich mit den blassbraunen Pfützen auf steingrauen Asphalt. Keiner achtet mehr auf den gemalten Mann, der da am Boden liegt. Er ist nur eine Zeichnung seiner selbst. Von Macke vielleicht. Oder Münter. Oder Marc.

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Commis

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Il fumait son cigare au nez et à la barbe des lignes ennemies.

J’casserai ma pipe le cigare au bec ! lançait-il, avec un clin d’œil à sa compagnie. Il zigzaguait comme un crabe affolé entre les tranchées et portait les missives. Joffre, le „Poilu des Poilus“, il ne l’avait jamais vu, lui le simple commis-voyageur. Pourtant, il le vénérait et le haïssait en même temps.

Ce jour-là, il tomba sous les balles des boches. Il avait oublié son cigare.

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Linolsäure

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Maiskeimöl. Zäh fließt der goldgelbe Saft über frischgrünes Salatblatt, gleitet hinunter bis zur fruchtigroten Tomatenscheibe und tropft schließlich auf orangezarte Möhrenraspel am Grund der weißgläsernen Schüssel.

Er soll gesünder leben, weniger Fleisch, mehr Gemüse und ungesättigte Fettsäuren. Deshalb der Salat, der ihm nicht schmeckt. Er versucht es mit Poesie. Klappt aber nicht wirklich.

Vielleicht hilft die Chemie? Er schaut der Strukturformel der Linolsäure hinterher. Seine Augen folgen der Linie vom O über das OH bis zum CH. Dort angekommen, ist die Salatschüssel leer.

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Titanosaure

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Je n’avais jamais aimé le soleil. En rejoignant Pilar à Barcelone, je pensais pourtant m’y faire : son sourire espiègle, sa légèreté si féminine et son goût pour les robes à volants éclipseraient bien vite toute cette lumière.

À vrai dire, je me suis terni tout seul : mon amour pour les musées sombres et froids m’aura fait passer pour un peine-à-jouir auprès de ses amis, puis d’elle aussi.

Maintenant qu’il faut partir, me voilà devant un titanosaure.

Et même lui, il me snobe.

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Winkel

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Mit der Spitze ihres Bleistifts tippt sie auf das weiße Blatt und berührt den blassroten Kreis, der sich von einem Glas Rotwein als kreisrunder Tropfen auf das Papier gesetzt hat.

„Es sieht aus wie ein Winkel in einem Kreis“, sagt sie und denkt an ihren alten Mathematik-Lehrer, der ohne Lineal gerade Linien mit der Kreide auf der Tafel ziehen konnte. Dafür waren seine Kreise meistens eher oval als rund.

Aber sie erinnert sich jetzt an ihn. Da fällt ihr sein Name wieder ein.

Winkelmann.

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Derrière

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Bruxelles, 13 juillet 1939.

– Ruben, cours pas si vite !

– Arrive, ça va commencer !

Ruben connaissait Bruxelles comme sa poche. Il adorait flâner derrière le palais de justice pour écouter les plaidoiries. Son accent flamand nous faisait sourire et dans son regard passait une lueur de malice qui donnait envie de comprendre tout ce qu’il disait.

– Là, on s’ra bien.

On restait alors des heures accroupis derrière la grande fenêtre qui donnait sur la salle d’audience, à écouter s’écouler les misères et passions fascinantes des faits divers.

 

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Zwei

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Ein Fall für ZWEI lässt mich nicht mehr los. Aus Ein- wird ZWEIsamkeit – was im ZWEIfel für diese Zahl spricht. Andereseits entZWEIt sie dort, wo Einigkeit gefragt wäre. Denn an jedem AbZWEIg des Lebens müssen ZWEIE eine gemeinsame Entscheidung treffen: Nehmen wir Weg eins oder wählen wird Pfad ZWEI? Zu ZWEIt entsteht bei dieser delikaten Frage oft Streit.

Im Widerspruch liegt die Stärke dieser verZWEIfelt genialen Ziffer. Denn eigentlich gibt es keine gerade Primzahlen, diese aber teilt sich durch 1 und 2 und damit durch sich selbst.

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Déambuler

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D’une ville à l’autre, je vais mon chemin. Je ne demande rien d’autre qu’un morceau de pain. Je peux être gentil, je peux être vilain, mais toujours je vais mon chemin.

Pourquoi suivre une carte quand on a un instinct ? J’ai brûlé avec joie mes cartes Michelin. Googlemaps est pour moi un souvenir lointain. Je bois votre eau, je savoure votre vin. Mon plus grand sourire vient au petit matin.

Ils disent que le plus important n’est pas le but, mais que c’est le chemin.

Alors, je déambule.

 

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Teydefink

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Ich öffne das Buch der Kanaren und heraus springt ein blauer Fink. Er tippelt lustig über die aufgeschlagene Seite, pickt hier und da nach einem Buchstaben. Er mag, so scheint’s, ganz besonders gern das große A und das kleine k.

Ich denke an die schroffen Felsen auf Teneriffa, den Vulkan, der nicht mehr spuckt und meine letzten Tage im Herbst dort auf der Insel.

Dann blickt er mich mit seinen blanken Knopfaugen an, nickt mit dem Köpfchen und ohne einen Piep zu tun, fliegt er davon, mein kleiner Teydefink.

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Ballage

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Quand je t’écoute parler en un flot continu
Je pense à l’immense presse qui hante le laminoir
Sa chaleur infernale, son vacarme confus
Martèlent les esprits tel un vil assommoir

De blagues belges incomprises en charades surannées
Tu tapes coup pour coup sur l’enclume de nos vies
Le small talk n’est rien face à ta logorrhée
Et l’on souhaite soudain être déjà parti

Ô déesse du ballage, combien de jours encore ?
Cherches-tu, en secret, à battre ton record ?
Ton flow sape les vivants et fait sourire les morts.

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